Plus de 120 «messagers» de la Fête des Vignerons 2019 sont à l’œuvre pour créer les costumes, élément capital des spectacles de l’été 2019. Et les organisateurs sont encore à la recherche de nouveaux bénévoles. Car une intense activité est prévue dès la fin de l’année 2018.

Les costumes de la Fête des Vignerons 2019, comme par exemple celui, inédit, de la version féminine des Cent Suisses, celui des Armaillis, des Effeuilleuse ou des Etourneaux, font déjà parler d’eux. C’est qu’ils sont nés de l’imagination d’une véritable artiste. La costumière Giovanna Buzzi, née en 1955 à Milan, obtient en effet en 2017 le Metropolitan Fashion Award pour le titre de costumière de l’année. Elle a souvent collaboré avec Daniele Finzi Pasca depuis les Jeux Olympiques de Turin. Elle a travaillé notamment avec Costa Gravas, Placido Domingo ou Daniel Barenboim, et travaille pour les plus importants théâtres et opéras italiens.
Mais, au-delà de la création, un intense travail est nécessaire pour que chaque acteur-figurant puisse les exhiber lors des spectacles de l’été 2019. A la tête de la commission des costumes, Monique Pugin-Margot explique: «Nous avons pris les mesures de chaque personne inscrite. Nous devons maintenant mettre sur pied toute la logistique». En effet, si les costumes sont actuellement en cours de réalisation en Italie, dès cet automne, tout reviendra à Vevey. Ce sera alors l’heure des essayages, des finitions, voire pour certains costumes de l’assemblage. «Il est difficile aujourd’hui d’imaginer tout ce qui va se passer, à quels problèmes particuliers nous serons confrontés. Mais nous espérons recevoir les costumes vers le mois de novembre. Et il faudra que tout soit terminé à la mi-mai, afin que les répétitions costumées puissent se dérouler comme le souhaite Daniele Finzi Pasca».
Il faut en effet savoir que presque six mille acteurs-figurants devront être vêtus, certains éléments arrivant d’Italie en «pièces détachées», telle pièce d’habillement se combinant alors avec telle autre. «Certains costumes, comme ceux des insectes par exemple, sont particulièrement complexes. Et il ne doit bien sûr pas avoir la moindre erreur !» Raison pour laquelle Monique Pugin-Margot lance un appel: «Nous cherchons encore du monde pour venir nous soutenir dans ce travail, intense, qui se déroulera sur une période courte».
Mais une fois les costumes livrés, le travail des bénévoles ne sera pas pour autant terminé. Il y aura forcément des petites réparations à faire. Ainsi, durant la Fête, un atelier de secours sera mis sur pied, pour assurer les retouches, le pressing. Sans oublier des habilleurs qui viendront en aide aux acteurs-figurants aux costumes les plus compliqués.

Photos: Sandra Culand