Un Buddha-Bar investira les jardins du Grand Hôtel du Lac le temps de la Fête des Vignerons

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Durant la Fête de Vignerons, ce ne sont pas les bars et les restaurants qui manqueront, sans parler des caveaux! Pour sortir du lot, le Grand Hôtel du Lac innove: un Buddha-Bar Beach transportera sa clientèle dans une ambiance bohème chic aux teintes asiatiques.

Le Grand Hôtel du Lac (GHDL) à Vevey est Partenaire de la Fête des Vignerons. «A ce titre, nous avons cherché un concept de restauration haut de gamme, original et estival à la hauteur de l’événement», souligne Nina Molling-Califano, directrice marketing de l’établissement cinq étoiles situé au cœur de la Ville en Fête. Séduite par l’idée de prendre part à des festivités qui n’ont lieu qu’une fois par génération et qui vont attirer les foules sur les bords du Léman, Tarja Visan, fondatrice et directrice de la marque Buddha-Bar, s’enthousiasme immédiatement pour ce projet. Lors de sa seconde visite à Vevey, début mars, pour mettre en place tous les détails, la globetrotteuse originaire de Finlande se prête volontiers au jeu de l’interview.

Les jardins et la piscine du Grand Hôtel du Lac seront transformés dès le 1er juillet prochain et pendant toute la durée de la Fête en Buddha-Bar Beach. Est-ce la première fois que vous investissez un lieu de manière éphémère? Que cela vous apporte-t-il?
En Suisse, nous avons déjà créé un Buddha-Bar à Davos durant les trois semaines du World Economic Forum. Dans la région, c’est par contre la première fois et nous sommes très fiers d’être là pour montrer notre savoir-faire dans le domaine Food et Beverage (nldr: nourriture et boissons) – notamment nos cocktails – ainsi que l’ambiance avec la musique Buddha-Bar connue mondialement. Ici, ce sera un Buddha-Bar Beach dont le concept est saisonnier, comme on peut en trouver dans les destinations balnéaires branchées telles que Mykonos ou l’île Maurice. Mais au Grand Hôtel du Lac la saison sera très courte – à peine 2 mois – et là le travail à fournir est presque autant dur que d’ouvrir un nouveau restaurant! Il faut trouver les chefs spécifiques, comme le sushi-chef, mettre les menus en place et apporter le matériel de cuisine nécessaire tel que wok, grill, etc. Le chef du GHDL, Thomas Neeser, viendra en outre suivre une formation à Paris afin de pouvoir réaliser les plats «signatures» de Buddha-Bar qu’on retrouve dans le monde entier.

L’atmosphère des Buddha-Bar est de style lounge à la musique Chillout. Un univers à priori loin de la Fête des vignerons plutôt champêtre et terroir. Quel rapprochement y voyez-vous?
Le concept de Buddha-Bar est «the world» (nldr: s’inspire des cultures du monde). En premier, on parle de décoration. En prenant l’exemple du restaurant de Paris, la mosaïque vient du Portugal, les lampes sont anciennement celles du Lido et la vaisselle Churchill est anglaise. Nous servons de la «Pan Asian fusion food» (ndlr: plats provenant de différentes cuisines asiatiques distinctes), avec une touche française. La musique est également un mélanges d’origines: Amérique du Sud, Scandinavie, Russie, Grèce, Maroc. Elle cible toutes les catégories d’âge. Notre travail au quotidien est de trouver quelque chose qui plait à tous ces niveaux et bien sûr d’évoluer avec les générations.
Nous n’avons pas peur des trompettes (rires)! D’ailleurs, un musicien accompagne souvent le DJ. Mais mis à part la musique qui apporte un côté festif – idéal pendant la Fête des Vignerons justement – les compilations Buddha-Bar sont plutôt là pour l’ambiance tout en mangeant et en buvant un verre dans une atmosphère plus calme qu’au centre-ville. D’ailleurs, nous proposerons des vins régionaux et plus particulièrement les vins en compétition pour la Fête. Nous adapterons aussi la carte des cocktails et des mets en faisant des clins d’œil à la Fête des Vignerons. Même la manière de les présenter sera travaillée. Mais cela reste une surprise!

Quelles connaissances avez-vous justement de la Fête des Vignerons?
J’en avais très peu jusqu’à mon rendez-vous avec Nina et Luc Califano qui m’ont expliqué en détail de quoi il s’agit. Nous sommes allés voir la construction de l’arène que je trouve impressionnante. Auparavant, j’avais de la peine à m’imaginer ce que cela représente, mais si 20’000 personnes à la fois peuvent y prendre place, c’est énorme!

Quels liens avec la Suisse et plus particulièrement avec la région entretenez-vous? Et avec le milieu viticole?
Avec mon défunt mari, nous avons travaillé pendant plus de dix ans à Evian-les-Bains. Ce n’est pas la Suisse, mais c’est juste en face (rires). Nous y tenions un B/Attitude Spa au sein de l’hôtel Hilton. J’ai donc souvent visité la région. Et après, nous avons ouvert un restaurant Little Buddha à Genève et y sommes restés six ans. Je connais donc le pays et trouve les Suisses très agréables et ponctuels. Vous avez du goût, c’est par conséquent toujours un challenge de vous présenter quelque chose.
Nous avons des restaurants dans le monde en entier et nous essayons à chaque fois de prendre les vins de la région. Nous travaillons bien sûr beaucoup avec les grandes appellations, comme le Bordeaux et le Bourgogne. Mais nous recherchons toujours quelque chose de nouveau et visitons régulièrement les vignerons. Dans le milieu du Buddha-Bar, le vin est essentiel.
Hier soir, par exemple, nous avons dégusté toutes sortes de vins suisses: du Chasselas, bien entendu, du Sauvignon – qui devient presque comme une liqueur! –, du Pinot noir, du Merlot,… nous ne connaissions pas ces goûts! Même, José Munoz, notre directeur des opérations qui est sommelier à la base, a beaucoup appris. Vous n’avez pas la quantité suffisante pour exporter ce vin, c’est pour cela qu’il est moins connu à l’extérieur de la Suisse. Nous souhaitons, avec Nina et Luc Califano, faire connaître ce vin à la clientèle et montrer que la région est une véritable destination gastronomique.


Interview réalisée par Alexandra Banholzer, le 8 mars au GHDL – Photos GHDL / Buddha-Bar